Pr. Hassine Safta

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Hadj Hassine ben Hadj Mohamed Salah Ben Hadj Hassine Ben Mohamed Ben Hadj Hassine Safta, le Hanafite, le zeitounien, le monastirien.

Né le 6 décembre 1923 à 11h00 de la matinée du jeudi, correspondant au 27 Raby'a al thany de l'année 1342 de l'Héjir.

Professeur principal licencié, spécialisé dans l'enseignement de la langue et de la littérature arabe.

A même enseigné, accessoirement, l'éducation religieuse et civique.

Père de sept "enfants", trois hommes et quatre femmes, et grand père de 13 petits enfants. Actuellement veuf.

(Paragraphe premier du long CV du Pr. Hassine Safta - traduction S.L.)   


De ma fenêtre : SIDI Hassine Safta

Que dire de "Sidi"  ? Car, aussi vieux que je puisse être, c'est ainsi que j'ai toujours appelé mon professeur Hassine Safta, et que je l'appellerai toujours, comme le font et le feront, d'ailleurs, tous ses anciens élèves, filles et garçons réunis !

Ce mot voulant dire tout à la fois : monsieur, maître, seigneur et, à Monastir en particulier, oncle maternel, que dire, donc, de "Sidi" ? Qu'il n'a rien à voir avec l'Internet qui réunit ici tous les amis à ma fenêtre ?  Qu'il n'y a rien de concret à attendre directement de lui pour les activités futures de ce cercle dont les membres sont appelés à dialoguer à travers des oeuvres, encore à créer ? Qu'il n'est, par conséquent, en rien, éligible à l'obtention d'une page sur cette fenêtre ouverte exclusivement aux amis aujourd'hui créateurs et aujourd'hui dialoguants ?

Eh bien, si je m'en tiens aux apparences des choses, je dois reconnaître ce qui précède comme n'étant pas tout à fait faux ! Mais ce serait faire abstraction d'une vérité beaucoup plus profonde, à savoir que sans "Sidi", sans, tout au moins, ce qu'il représente pour moi, cette fenêtre n'aurait jamais existé ! Ma fenêtre ouverte, c'est, en fait, de lui que j'en tiens le principe !

C'est qu'en plein hiver, la classe de "Sidi Safta" devait avoir toutes les fenêtres ouvertes. "Sans l'air pur il n'y a pas de sciences à acquérir, se plaisait-il à matraquer en chaque début de séance, alors que, grelottant de froid, nous lui demandions la permission de fermer les fenêtres !".

"Sidi" vient de me le rappeler, il y a moins d'une semaine. J'étais chez lui pour lui demander l'autorisation de publier, ici même, "avec une petite surprise", deux de ses poèmes. Comme toujours, et alors qu'il faisait exceptionnellement froid en cette période de l'année, j'ai trouvé grandes ouvertes la porte et les fenêtres de sa chambre  !

"Tu vois Salem, m'a-t-il dit, c'est de moi que tu tiens ce beau titre de ta rubrique "ma fenêtre ouverte". C'est que je ne vous disais pas cette phrase uniquement au sens propre du terme. Je visais aussi et surtout, le sens figuré ! J'ai toujours voulu faire de vous des gens équilibrés, ouverts sur votre environnement, sur vos racines culturelles, mais aussi sur les différentes cultures du monde. L'air pur, mon fils, nous vient de l'extérieur de nous même, donc des autres ! "

Rien que pour cela, "Sidi" est en droit d'avoir sa page sur ma fenêtre ouverte. Mais ce n'est pas tout ! Autant, voire bien plus, que la plupart de mes autres profs, cet homme n'a jamais vécu que pour nous, ses élèves ! Autant que pour ses enfants, voire beaucoup plus ! Plus de trente ans après avoir quitté les bancs du lycée de garçons de Monastir où il m'avait enseigné l'inextirpable amour de la langue et de la littérature arabe,  je développe encore un sentiment de culpabilité, à chaque fois que je rentre à Monastir et ne trouve pas le temps d'aller lui dire bonjour !

Besoin d'écouter ses conseils ? Devoir de lui permettre de se rappeler en moi tous ses anciens élèves et d'assouvir une soif diffuse d'exprimer ce sentiment de fierté qu'il a de nous avoir bien éduqué ?

Besoin ! Oui ! Il faut l'avouer ! Et au fil du temps, c'est même devenu, réciproque ! C'est qu'en allant chez lui, en décelant dans son regard cette fierté d'avoir réussi à faire de moi ce que je suis,  je revoyais cet adolescent que rien ne prédestinait, justement, à devenir ce que je suis ! N'eut été la fermeté de cette voix tiède de "Sidi" qui, en responsable de la section locale de la solidarité sociale, à l'époque, se faisait un devoir de me rappeler, à en pleurer, en présence de ma défunte maman, ce vers de Aboulqassim Chebbi que je pourrais traduire rapidement ainsi : "Qui rechigne à grimper aux montagnes, vivra à jamais au fond des ravins" !

Rien qu'en reconnaissance à cette voix tiède qui illuminait mes sombres années de misère, Sidi mérite sa page sur ma fenêtre ouverte. Mais ce n'est pas tout ! Un seul coup d'oeil sur la dédicace (voir plus bas) de son premier et unique livre paru jusqu'ici "Achwaq Ala Awraq" (Ardents désirs sur papier ),  vous suffira à comprendre la solidité et le caractère unique des liens qui l'attachent à nous, ses élèves, et en lesquels il il a toujours cru, dur comme fer !

Alors, cette page constitue le moindre des signes de reconnaissance d'un élève, le sien, qui n'est ni le seul à lui être resté fidèle et reconnaissant, ni le meilleur de tous ! Seulement, cet élève que j'étais et, qu'en sa présence, je suis toujours, se doit de s'improviser, ici, représentant de tous les autres. Le temps de rendre hommage à ce professeur en qui il reconnaît, objectivement, le représentant légitime de tous ses autres profs et enseignants depuis le koutteb, puis le primaire et jusqu'à la dernière séance de cours qu'il a suivie dans l'un des amphithéâtres de la Sorbonne à Paris.

Alors, chers amis à ma fenêtre, je ne vous apprends plus rien en disant que c'est "Sidi" qui vous offre, à travers moi, vos pages ici publiées. Et c'est pour quoi je vous prie de me permettre, en votre nom à tous, de lui céder, parmi vous, la première place.

Sur cette page, et j'en viens à la petite surprise que je voudrais lui faire, je ne me contenterai pas de publier la présentation d'usage en français et les deux poèmes que je lui ai demandé la permission de montrer ici aux lecteurs arabisants.

De ces deux poèmes, je voudrais présenter, ici, une traduction française sur laquelle j'ai travaillé en raison, non seulement de cet élan subjectif de l'élève défendant la cause de son professeur qui mérite d'être reconnu parmi les poètes distingués de sa génération, mais aussi d'un choix objectif d'un sujet parfaitement inédit dans la poésie arabe. En effet, ces deux poèmes traitent de l'amour d'un professeur pour son élève. Ce qui est déjà ratrissime !

Quoi de plus classique comme sujet , me direz vous ! J'en conviens. Mais si l'on prenait en compte le fait que jamais un tel sujet n'a été, à ma connaissance, traité par la poésie arabe classique, que l'histoire d'amour est authentique et que ces deux poèmes chantent, avec un amour déconcertant, ce que le commun des mortels assimile à une "tare" ( la bien aimée étant atteinte de strabisme), l'on mesurerait la justesse de ce choix !

Je vous proposerais aussi, sur cette page, la traduction de deux autres petits textes fort significatifs à mon sens : la dédicace de son recueil "Achwaq Ala Awraq" et quelques vers où transparaît son désir de laisser, en ses écrits et ses élèves, une sorte de trace de son propre passage sur terre.

Vous trouverez, en fin, les photos des couvertures de ces livres : Celle du recueil déjà paru, mais aussi celles que j'ai moi même préparées et offertes à "Sidi" pour ses deux autres livres à paraître.

J'espère, qu'aussi bien cette page que les couvertures proposées, plairont d'abord à "Sidi" et trouveront, auprès de vous tous, un accueil favorable. Bonne lecture.

Salem Labbène - Tunis 05/05/2004

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الأستاذ حسين سفطة

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هو الحاج حسين بن الحاج مُحمّد الصالح بن الحاج حسين بن مَحمّد بن الحاج حسين سفطة الحنفي الزّيتوني المنستيري.

من مواليد 6 ديسمبر 1923 في الساعة الحادية عشرة من صبيحة يوم الخميس الموافق ل : 27 ربيع الثاني 1342 ه.  

وهو أستاذ أوّل مُجاز مختصّ في تدريس العربية لغة وآدابا ، وحتّى التّربية الإسلامية والوطنية أحيانا.

متزوّج وأب لسبعة أبناء : ثلاثة ذكور وأربع بنات ، وجدّ لثلاثة عشر حفيدا : ثمانية ذكور وخمس إناث.

وهو حاليا أرْمَلُ .

الفقرة الأولى من سيرة ذاتية للأستاذ حسين سفطة


من نافذتي : سيدي حسين سفطة

ماذا أقول عن "سيدي" ؟ لأنني وإن شاب الرأس مني ، ما دعوت أستاذي حسين سفطة أبدا، ولن أدعوه ما حييت سوى "سيدي". تماما كما دعاه وسيدعوه أبدا كل تلاميذه الآخرين من رجال ونساءعلى السواء.

إذا علمنا إذًا أن عبارة "سيدي" ، كما تعرفون ولا شك، تعني السيّد والمؤدب المربّي وحتّى الشيخ بالمعنى الصوفي للكلمة، وإذا أضيف لعلم بعضكم أنها تطلق، في المنستير على وجه الخصوص، على الخال، والخال والد، كما يقول المثل، فماذا عساني أقول عن "سيدي"، وهو كل هذا وأكثر ؟

هل أصارحكم بأنه لا يعرف شيئا عن الأنترنات، وهي السمة الجامعة بين كل الأصدقاء الحضور بصفحاتهم على "نافذتي المفتوحة" ؟ هل أنبه إلى أن لا مساهمة فعلية ملموسة ترجى منه في قادم أنشطة هذه الحلقة الدولية للمبدعين المتحاورين عبر إنشاءات ثقافية يرجى ظهورها في آتي الأيام ؟ هل استخلص من هذا أن لا شيء يؤهله للحصول على صفحة في هذا الركن المقصور على الأصدقاء ممن يبدعون ويتحاورون الآن وهنا ؟

لو كان علي أن أعتمد ظواهر الأمور لاعترفت لكم بأن ما تقدم ليس محض الخطإ. ولكن الحقيقة أعمق والواقع أنه لولا "سيدي" ، لولا ما يمثله "سيدي" بالنسبة إليّ على الأقل، لما كانت هذه النافذة المفتوحة أصلا. ذلك أن فتح نافذة هنا لم يكن، من حيث المبدأ إلاّ رجع صدى لما علّمنيه أستاذي حسين سفطة.

كان ذلك من نحو ثلاثين سنة. ولكن وقعه مازال مدويا وكأن الأحداث ما جدّت إلا بالأمس. كان قسم "سيدي سفطة" معروفا بنوافذه المفتوحة أبدا، حتى في عز الشتاء. كنا، في اول كل حصة نرجوه السماح لنا بغلق النافذة اتقاء للزمهرير. وكان في كل مرة يردّد على مسامعنا نفس الجملة التي غدت مقترنة به كطربوشه : "لا تحصيل يرجى حيث لا يتجدد الهواء".

كنت في بيت "سيدي" منذ أسبوع تقريبا. وكان قصدي أن أعوده، وفي هذه المرة، أن أستسمحه في نشر قصيدتين من قصائده هنا بالذات، مع مفاجأة سأفصح عنها أدناه. كان الطقس، على غير عادته في مثل هذه الفترة من السنة، باردا ومغيّما. وكان باب غرفة الأستاذ ونافذتها، وفاء لعادتهما، مشرعين. فلمّا رآني أتظاهر بعدم الإنتباه لأمر غرفته، ذكّرني بما كان من أمر قسمه وأضاف :

"لا يغيبن عنك، يا سالم، أنني من ألهمتك عنوان ركنك هذا "نافذتي المفتوحة". فتلك القولة ما كنت أستعملها في ظاهر معناها وحده. بل كنت أقصد المعنى المجازي أيضا، بل المعنى المجازي أساسا. لقد كان همّي دائما أن أجعل منكم أناسا معتدلين، متوازنين، متفتحين على محيطكم، وعلى جذوركم، وعلى ثقافات مختلف شعوب الكون أيضا. فالهواء النّقي، يا ولدي، يأتينا من خارج ذواتنا، أي من الآخرين".

لو لم يكن للأستاذ جسين سفطة من فضل عليّ سوى هذه الحكمة، لكان حقيقا بصفحته هذه. ولكن ليس هذا فقط.

فمن حسن حظّي أنني، في أيّام دراستي، صادفت أساتذة ومربّين ذوي ضمير مهني متيقظ في الغالب. ولكن قلة منهم كانوا على قدر من نكران الذّات لا يتوفر إلا لصفوة الصّفوة. وكان الأستاذ حسين سفطة، بشهادة كل تلاميذه، يحتل من بين هؤلاء مكانة متميزة. فكان الرجل لا يعيش إلا لنا، نحن تلاميذه. لقد كان ينزّلنا، "دون تمييز، من أي نوع وعلى أي أساس"، منزلة أبنائه، بل ربما منزلة أرفع.

لقد مرّ اليوم ما ينيف عن ثلاثين سنة منذ بارحت مقاعد الدرس بالمعهد الثانوي للذكور بالمنستير، حيث تعلّمت على يدي الأستاذ سفطة ما لا ينقلع من حبّ اللغة العربية وآدابها. ومع هذا فلم أزل إلى اليوم أشعر بالذنب كلما عدت إلى مسقط رأسي ولم تتح لي فرصة مقابلته في بيته، أو قبالة سور المدينة، حيث  المقهى الذي اعتاد ارتياده، كل يوم، دون سواه.

هل يترجم هذا الشعور حاجة بي إلى مجالسته وسماع نصائحه ؟ أم هو نداء الواجب، واجب تمكين الأستاذ من فرصة ليتذكر من رؤية تلميذ واحد كل تلاميذه السابقين، أو ليروي عطشا لديه خفيّا للمفاخرة، عن جدارة، بأنه ربّى للمنستير ولتونس أبناء أكثر عددا مما أنجب من صلبه ؟

الحاجة كائنة لا ريب فيها. بل لا بد من الإعتراف بأنها أصبحت بمرور الزمن حاجة مشتركة. أجل، فأنا أيضا أصبحت كلما زرته ولمحت في نظراته ذلك الفخر بنجاحه في أن يجعل مني من أنا الآن، أتذكر ذلك المراهق الذي كنت والذي ما كان يتوفر على شيء يؤهله ليصبح ما أنا الآن لولا قلة من مربين في مقدّمتهم أستاذي حسين سفطة.

فمازال صوته يرن في أذني، صارما دافئا، إلى اليوم : "ومن لا يحبّ صعود الجبال... أعدها وأكمل..." ومازال صوتي يعيد، والعبرة تخنقه مالحة، ثم يكمل : "يعش أبد الدّهر بين الحفر". ومازال المشهد من خلال الدمع واضحا. لا سبورة ولا طباشير. ولكن "سيدي" يستدعي شعر أبي القاسم الشابّي حيث يشاء، ولا يكف عن أن يتصرف تصرف شاعر فيكون لنا مربيا حتى وهو يؤدي أمانة المسؤول في الفرع المحلي للتضامن الإجتماعي أو للتربية والأسرة.

 "الفقر ليس قضاء وقدرا". هكذا قال بالحرف في يوم مشهود. ثم أضاف في حنوّ قبل أن يسمح لنا بالخروج، المرحومة أمي وأنا، من مكتب لم أعد أذكر بالضبط موقعه من المدينة : "من يخجل من فقره، عليه أن يقاومه بالسلاح الناجع لا بالحلول الصبيانية. فلا طريق لك للإنتصار عليه سوى العودة إلى مقاعد الدرس".

لو لم تكن هذه الصفحة سوى من باب الإعتراف بجميل رجل كان واحدا من قلّة اعترضوا سبيلي في مرحلة من حياتي شكلت منعرجا حاسما، لكان الأستاذ حسين سفطة حقيقا بها. ولكن ليس هذا فقط.

فلنلق نظرة واحدة على ما كتبه الشاعر (النص أدناه) في إهداء ديوانه "أشواق على أوراق" وهو كتابه الوحيد الصادر إلى حد كتابة هذه السطور (على نفقته الخاصة). هل من دليل أسطع على متانة الروابط التي تجمع "سيدي" بتلاميذه، وعلى مدى عمق إيمانه بها ؟

لكل ما تقدّم، فما هذه الصفحة سوى أبسط بادرة للإعتراف بالجميل من تلميذ ما هو بالوحيد الذي بقي به برّا وله فيّا، ولا هو من بين تلاميذه بأنجحهم. ولكنه تلميذ همه أن يتصرف مع الشاعر في أستاذه تصرف شاعر،  فيتيح لنفسه حرية تنصيب نفسه ممثلا لكل تلاميذه، عساه يوفي حق أستاذ يرى فيه موضوعيا الممثل الشرعي لكل أساتذته ومعلميه ومربيه منذ الكتّاب فالمدرسة الإبتدائية وحتّى آخر حصة حضرها في جامعة السربون بباريس.

من هنا فإنني لا أفشي سرّا إذ أقول لأصدقائي المتواجدين بصفحاتهم على هذه النافذة، إن "سيدي" هو من أهداهم هذه الصفحات بواسطتي. ولهذا فإنني أستسمحهم، متصرفا باسمهم جميعا، في وضع صفحة الأستاذ الشاعر حسين سفطة في صدارة صفحات "نافذتي المفتوحة".

ختاما أصل إلى محتوى هذه الصفحة حيث تقرؤون بالأساس القصيدتين اللتين حصلت على موافقة الشاعر على أن أختارهما من ديوان "أشواق على أوراق" دون علمه بما يقع عليه اختياري. ولقد استقر رأيي على نشر قصيدتين تكمل إحداهما الأخرى وهما "حولاء" و "حولاء 2".

ولكن المفاجأة التي تحدثت عنها أعلاه ليست في إختيار هاتين القصيدتين بالذات. بل هي في أنني أقدمت على ترجمتهما إلى الفرنسية حتى يطّلع عليهما قرّاء من ثقافة أخرى.

وهذه أول مرّة أقدم فيها على ترجمة شعر غيري إلى لغة غير لغتي الأمّ. ورغم أنني أميل إلى التحرر من قيود العروض التقليدية، فلقد حاولت في هذه الترجمة الالتزام بإيقاع أقرب ما يكون من الإيقاع العربي، بل بإيقاع القصيدة ذاتها. فجعلت من مجزوء الرّجز محملا إيقاعيا للقصيدة في نسختها الفرنسية.

كما أنني، وإن لم ألتزم بقافية القصيدة ذاتها، لاستحالة الوفاء للمعنى في  هذه الحال، فإنني جعلت للقصيدتين، في نسختهما الفرنسية، قوافي معيّنة. ورجائي أن أكون وفقت في هذا الإجتهاد.

أما عن سبب اختياري لهاتين القصيدتين دون سواهما، فلأنني وجدت فيهما من الطرافة ومن شجاعة الشاعر في الإعتراف بحبه لتلميذته وفي تغزله بما يصنفه المجتمع ضمن العيوب الخلقية (الحول)، ما يجعلهما قطعتين، على حد علمي المتواضع، متفردتين في الأدب التونسي قديمه وحديثه، بل ربما في الأدب العربي كله والله أعلم.

وما كان لي أن أكتفي هنا  بنشر هاتين القصيدتين، بل أضفت لهما نصّين قصيرين لهما عندي دلالة خاصة. أولهما تلكم الكلمات الرقيقة التي وردت في إهداء ديوان "أشواق على أوراق". وثانيهما تلكم الأبيات التي بوّأها من ديوانه مقام الفاتحة ثمّ أعاد توضيبها للنشر في نفس الوقع من كتبه اللاحقة.

ففي النص الأول يظهر فخر الشاعر بتلاميذه الذين يتصورهم بمثابة الإمتداد لوجوده بعد موته. وفي ذلك فهو يبدو متفردا بين من أعرفهم من الشعراء التونسيين. وفي النص الثاني يعبر الشاعر بصراحة عن نفس هذه الرغبة الجامحة في ترك شيء مّا يخلد ذكره بعد موته. كما لو أن ذلك كان دافعه الوحيد إلى الكتابة. وتلكم في الواقع حاجة يشعر بها كل من طرق باب الإنشاء ولا يفصح عنها إلاّ القليل منهم.

ولقد حرصت كذلك على ترجمة هذين النصين. إلاّ أنني لم ألتزم في ترجمة الأبيات الشعرية بتشابه النسخة الفرنسية لإيقاع اصلها العربي ولا بضرورة القافية. ذلك أنني إنما ترجمت الأبيات لنقل معانيها لا لمحاكاة جماليتها.

ختاما، تجدون في هذه الصفحة صورا لأغلفة كتب الأستاذ حسين سفطة. الأول ديوان "أشواق على أوراق" الذي صدر سنة 2002. وهو الوحيد الصادر إلى حد إعداد هذه الصفحة. والثاني كتاب "دراسات ومحاضرات" الذي أعدّه الكاتب للنّشر في جزئين. والثالث كتاب "مذكرات واعترافات".

و لقد تسنّى لي تصفح الكتابين المعدين للنشر كما جهّزهما صاحبهما. ومن هنا اقترحت  على "سيدي" أن أهديه، إلى جانب هذه الصفحة على موقعي، رسم وتصميم الغلافين، عربون وفاء واعتراف بالجميل من تلميذ لأستاذه. فكان ما ترونه هنا مما أعددته  اجتهادا انطلقت فيه من الصورة التي مدّني بها (انظر أعلاه) وأعملت خيالي لتذكر شكل وجه "سيدي سفطة" منذ ثلاثين سنة مضت، لما كنت أدرس على يديه.

رجائي أن ينال الرسم والتصميم اعجابه وإعجابكم وأن يجد الكتابان طريقهما للنشر في أقرب وقت ممكن حتى يستفيد منهما الجميع. وأملي، ختاما، أن تحظى هذه الصفحة برضاه ورضاكم. وجولة ممتعة في صفحة الأستاذ الشاعر التونسي حسين سفطة، "سيدي".

سالم اللبّان - تونس 20 ماي 2005

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Dédicace Achwaq  -  En ouverture   -   Loucheuse   -   Loucheuse 2

Les livres de Hassine Safta                      Haut

 

إهداء الأشواق      -     في مفتتح كتبه      -     حولاء   -      حولاء 2

كتب حسين سفطة                            أعلى الصفحة


 

Dédicace de

"Ardents désirs sur papier"*

A tous mes élèves, garçons et filles. Je leur ai enseigné durant trente-neuf ans. Je les ai éduqués, leur inculquant profondément l’amour de le religion, de la langue, de la patrie et des hautes valeurs humaines. Et pourtant je leur suis reconnaissant. Parce qu’ils m’ont appris, à leur tour, ce que je n’ai pu apprendre dans les lycées et facultés. En côtoyant leurs âmes, j’ai appris ; en sondant leurs profondeurs ; mais aussi en  accomplissant mes obligations d’enseignant astreint à la révision, à la recherche et à la consultation des grands livres et ouvrages de référence.  (Hassine Safta - traduction SL)

 * Recueil de poésie jusqu'ici le seul à être déjà édité (à compte d'auteur)

Son grand livre (à paraître) en deux tomes "Etudes et conférences", il le dédie à la mosquée (et université) Ezzeitouna "à laquelle, écrit-il, je suis redevable, jusqu'à la moelle, de ma chair, de mon sang, de mon âme, de ma formation, de ma pensée et de ma croyance", alors qu'il dédie son livre (à paraître) "Souvenirs et aveux", à "l'âme pure de la regrettée jeunesse de ma (sa)  fille, Pr. Amal Safta, en offrande posthume, éternelle"

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إهداء

"أشواق على أوراق"*

إلى جميع تلاميذي وتلميذاتي الذين علّمتُهُم وربّيتهم، وغرست في أعماقهم حب الدين واللغة والوطن والقِيَم الإنسانية العليا طوال تسع وثلاثين سنة . وإنّي لمدِين لهم بالجميل  ومعترف لهم بالفضل ، لأنهم بدورهم، علّموني ما لم أتعلّمْه في المعاهد والكلّيات بحُكْم الإحتكاك بأرواحهم وسبْر أغوارهم وبموجب ما يفرضه عليَّ التّدريس من مراجعات ودراسات وبحوث في أمّهات الكتب وأهمّ المجلّدات . والسلام .

* هو ديوان الشاعر وهو الكتاب الوحيد الذي صدر له إلى حدّ الآن (على نفقته الخاصة). أمّا كتابه المعد للنشرفي جزئين " دراسات ومحاضرات" فقد أهداه إلى جامع الزيتونة المعمور " الّذي أدين له بالْجميل لَحمًا ودمًا وروحًا وتكوينًا وتفكيرا وعقيدة حتى النّخاع "، بينما أهدى كتابه الآخر الجاهز للطبع "مذكرات واعترافات "إلى روح  ابنتي الزكية المأسوف على شبابها الأستاذة - أمل سفطة - هدية ماورائية خالدة". 

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En Ouverture de ses livres*

Ceci est une image

Qui raconte ma vie

Qui reflète mon âme et mon être.

Lorsque je m’absenterai,

Et que vous évoquerez mon souvenir,

Laissez couler sur moi quelques larmes

Peut-être rafraîchiraient-elles ma dépouille.

Clémence mon dieu !

Je ne demande rien, après ma mort,

que ton paradis !

 

Hassine Safta 12/11/1984

(Traduction S.L - 04/05/2004 - Le titre est du traducteur)

        * Le poète a publié ce petit poème à la première page de son recueil "Achwaq ala Awraq" (Ardents désirs sur papier). Il l'a repris dans ses autres oeuvres encore à publier.

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في مفتتح كتبه *

صُورَةٌ تَرْوِي حَيَاتِي

مَثَّلَتْ رُوحِي وَذَاتِي

فَإِذَا مَا غِبْتُ عَنْكُمْ

وَاسْتَعَدْتُمْ ذِكْرَيَاتِـي

اِذْرِفُوا عَنِّي دُمُــوعًا

عَلَّهَا تُرْوِي رُفَـــاتِي

رَحْمَةً يَارَبِّ!حَسْبِي

جَنَّةٌ بَعْــــدَ الْمَمَاتِ

 

حسين سفطة  12 ـ 11 ـ 1984  

 

       * هذا العنوان من وضع صاحب الموقع -  نشر الشاعر هذه الأبيات في مفتتح ديوانه "أشواق على أوراق". وأعاد توضيبها للنشر في مفتتح كتبه القادمة.

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Loucheuse

 

 Bigleuse ! Belle ta loucherie

Oh juste dieu louange à toi !

Ne sais-tu pas que plein d’astuces,

En ton regard inquiet, se voient

Zieutant, tu m’emplis de brouillard

 Sérieux ou jeu ? Je n’en sais rien !

S’il y a du jeu dans ton regard

Tout un débat en moi, je crains !

Qui comprendrait ces somnolents ?

Que veulent bien ces yeux me dire ?

Mon inquiétude s’amplifie

Quand ton regard semble me fuir

Timide, à qui dois-je montrer

Mes sentiments, si je dois taire ?

Et si je dois tout enterrer

A quand la fin de mes misères ?

Si j’avouais ma vérité

On dirait : saoul de son regard

Si j’inhumais mes grands chagrins

On dirait : non ! C’est un fuyard !

Qui cache bien son jeu et qui

Aspire aux plus doux des baisers

Je te promets que je tairai

Cet amour fou, tel un brasier

Qui restera, à vie, enfoui

Inaccompli, Inachevé,

Bigle regard, je t’aime ainsi !

Obscur et clair si bien tranchés,

Je t’ai porté, loucheuse, tel

Un parement, malgré la tare

Je t’ai offert, sans tromperie,

De mon âme, tout le nectar

Et j’ai élu, en ton effluve

Ma seule envie jusqu’à ma fin

Promis juré, sincèrement,

Au grand jamais je ne reviens

Sur cet amour de vierge qui

En un mature a vu l’emblème

De l’amoureux sincère et pur

Vaillant et brave, quand il aime !

Traduction S.L (Tunis 6/05/2004)

 

* Loucheuse : Poème publié (dans sa version arabe) par  la revue El Fikr (La pensée) au N° ( de la 9ème année - fevrier 1964

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حـــــــــولاء*

 حـَـــوْلاَءُ زَيَّنَكِ الْحَــوَلْ

سُبـْحَانَ رَبِّي إِذْ عَــــدَلْ

هَلْ تَــــعْرِفِــــينَ بِأَنَّ فِي

لَمَحَاتِكِ الْحَيْرَى حِيَلْ ؟

إِمَّــــا رَنَـــــــوْتِ فَرُبَّمَا

تَعْنِينَ بِالْجـِـــــــدِّ الْهَزَلْ

وَإِذَا مَزَحْتِ بِنَــــــــظْرَةٍ

فَلَرُبَّمَا حَصَلَ الْجَـــــدَلْ

مَنْ لِي بِشَرْحِ نَوَاعِـسٍ ؟

مَنْ لِي بِمَا تَعْنِي الْمُقَلْ ؟

يَا حَيْرَتِي مِنْ لَحْظِـــــهَا

لاَ سِيَّمَا عِنْدَ الْخَـــــجَلْ

فَإِذَا كَتَمْتُ عَوَاطِـــــفِي

فـَلِمَنْ أُصَــــرِّحُ بِالأَمَلْ ؟

وَإِذَا صَمِتُّ ،    إِلَى مَتَى

أَبْقَى يُلاَزِمُــــنِي الْمَلَلْ ؟

وَمَتَى كَشَفْتُ حَقِيقَـــتِي

قَالُوا : بِنَــــــظْرَتِهَا ثَمِلْ

وَإِذَا دَفَنْتُ لَوَاعِـــــــجِي

قَالُوا : لأَنَّهُ لَمْ يَـــــــزَلْ

يُخْفِي سَرَائِرَ حـُـــــــبِّهَا

يَصْـبُو لِرَعْشَاتِ الْقُـــبَلْ

إِنِّي أُعَاهِـــــــــدُهَا عَلَى

كِتْمَانِ حُبٍّ مُشْتَـــــعِلْ

يَبْقَى عَلَى طُولِ الْمَـــدَى

لاَ يَنْتَهِي ... لاَ يَكْتَــمِلْ

إِنِّي أُحـِـــــــــبُّكِ هَكَذَا

حَـــوْرَاءَ فِي ذَاكَ الْحَـوَلْ

فَلَقَدْ لَبِسْــــــــــتُكِ حُلَّةً

بِالرَّغـْــمِ عَنِ تِـلْكَ الْعِلَلْ